Le miroir des émotions : analyse d’une figure de style appelée « chiasme ».
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Présentation de l’œuvre et de l’extrait
Dans cette vidéo, nous allons nous plonger dans l’univers poignant des « Misérables » de Victor Hugo. Nous allons nous intéresser plus particulièrement à une phrase qui met en lumière la complexité des relations humaines : « Jean Valjean si inquiet qu’il ne voyait pas la tristesse de Cosette, Cosette si triste qu’elle ne voyait pas l’inquiétude de Jean Valjean. »
Un jeu de miroirs : le chiasme
Cette phrase est un exemple parfait de chiasme, une figure de style qui consiste à inverser l’ordre des mots dans deux membres de phrase pour créer un effet de symétrie. Ici, l’inquiétude de Jean Valjean fait écho à la tristesse de Cosette.
Une forme soignée, un fond poignant
La construction de cette phrase est remarquable. L’emploi de noms propres, d’adjectifs et du même verbe conjugué à l’imparfait crée un rythme régulier et souligne la symétrie de la construction. Au-delà de la forme, le fond est tout aussi poignant. L’inquiétude de Jean Valjean et la tristesse de Cosette se reflètent l’une dans l’autre.
Un mur invisible
Ce chiasme met en évidence un mur invisible qui s’élève entre Jean Valjean et Cosette. Chacun, prisonnier de ses propres émotions, ne parvient pas à percevoir celles de l’autre. Ce malentendu souligne la complexité des relations humaines et la difficulté de communiquer ses sentiments.
